La Naissance du Monde

NU HABILLES – Premier Opus:  » LA NAISSANCE DU MONDE »

Des corps, dans leur plus simple appareil, venant ponctuer une nature qui au fil de l’histoire, reprend ses droits dans la plus grande liberté qui lui est due. Nu dès sa naissance, l’Homme emprunte dès lors un chemin sinueux marqué d’innombrables contraintes qui le poussent alors à observer la nature qui l’entoure. 
Ici les corps apparaissent et se fondent, parfois. Ils se font « artifices » rendant divin le désir le plus sauvage quand bien même on s’habille pour se déshabiller : la nature revêt alors toute son importance. On arrive dans un autre monde, transporté dans un autre temps, au milieu, des forêts, de la mer, des rochers… On est dedans tout en étant dehors, on se fond dans le paysage comme ces corps nus, de toute captivité : on est épris de liberté, on voit partout, on fait corps avec la nature, on la traverse, on sent le soleil, le vent, la fraîcheur, l’odeur des bois, le parfum des fleurs, l’écume de la mer… cela en devient extraordinaire. Et quand alors, on ouvre les yeux, tout scintille sous le soleil… 
Alors qu’un poète vibre avec les mots comme un peintre ondule son pinceau, dans son travail photographique ainsi représenté, Mathieu Galfré cherche le secret de la beauté des formes, dans l’harmonie des courbes et dans la vibration des ondulations.